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MORT de GEORGES DU ROY


 IMAGINER LA MORT DE GEORGES DU ROY (suite du roman BEL-AMI de MAUPASSANT)

le roman a été vu en classe

 auteurs:

1 Blanca Hernando, 2d 6

2 Yannick Le Baut, 2d 6

3 Eloy Carrillo, 2d 6

4 Bilbo Lázaro, 2d 6

5 Joana Choquet, 2d 6

6 Federico Lescano, 2d 6

7
Gonzalo Lasarte, 2d 6

Almudena Rengifo 2d 8 ?


LA MORT DE DU ROY

 

     Après le mariage de Du Roy et Suzanne, Bel-Ami travailla dur pour faire le grand saut qu´il voulait faire dès la célébration. Il désirait arriver à la Chambre des députés. Mais après trois ou quatre mois de dur travail, chaque jour qui passait, il se trouver plus faible et toussait sans cesse.

     Cinq mois après le mariage, Du Roy commença à avoir exactement les mêmes symptômes qu´avait Forestier quand lui et Madeleine étaient partis à Cannes. Il ne pouvait presque pas bouger du lit et toussait beaucoup. Depuis le mariage, Georges avait maigri énormément.

     Mme De Marelle, avec laquelle Bel-Ami avait encore des relations sentimentales, commença à s´inquiéter et lui recommanda d´aller voir le médecin, mais le malade disait que non, que c´était une simple grippe. Mais chaque jour qui passait il empirait. Finalement Suzanne appela le médecin et celui-ci leur conseilla d´aller à la campagne. Suzanne n´eut aucune doute pour faire ce que le docteur leur avait dit, car elle voulait le mieux pour son mari. Comme Bel-Ami annonça la mauvaise nouvelle à Clotilde celle-ci éclata en sanglots. Elle ne pouvait pas se faire à l´idée d´être loin de son amant. Mais comme elle pensait au bonheur de ce dernier, finalement, elle accepta.

     Depuis ce jour, Du Roy et Mme De Marelle maintenaient une correspondance. Ils s´écrivaient, et grâce à cela, Mme. De Marelle avait des nouvelles de son amant et elle savait s'il allait mieux ou pas et elle l´encourageait.

     Un mois s´écoula ainsi. Suzanne comprit combien elle aimait son mari et faisait tout ce qui était dans ses possibilités pour l´aider. Elle recevait les médecins, leur donnait ce dont ils avaient besoin et surtout faisait des efforts pour ne pas décourager son mari même si elle savait qu´il empirait chaque jour.

     Après avoir beaucoup pensé, Mme. De Marelle décida d´écrire une lettre à Mme Du Roy pour lui demander si elle pourrait rendre  une visite à Georges qui était presque agonisant. Même si cela pouvait susciter des soupçons de la part de Suzanne, ça lui était égal. Elle voulait voir Du Roy.

     Mais Mr de Marelle arriva sans avertir à Paris et donc elle ne put pas aller chez les Du Roy. Et malheureusement, une semaine après ce problème, Clotilde reçut une invitation pour l´enterrement de Bel-Ami qui mourut d´une  pneumonie héritée de Forestier.

 
Blanca Hernando


La mort de Du Roy

 
      
Lorsque Georges arriva à l’âge de cinquante ans, il n’avait pas changé ses habitudes. Il avait continué à avoir des maîtresses, dont Clotilde. Il n’avait pas perdu son habitude d’aller aux Folies-Bergère pour voir Rachel.

 Un jour qu’il ne se sentait pas bien, le médecin des Walter alla voir ce qu’il avait:

-Bonjour M. du Roy, qu’est ce que vous avez?

-Bigre, je ne suis pas le docteur…

- Allez, tranquillisez vous.

- Mais, je ne suis pas un des ces hommes qui s’énervent.

        -Bien sûr, bien sûr, vous êtes l’homme le plus tranquille que je connaisse.

   Du Roy avait commencé à s’énerver réellement.

- Bon, qu’est ce que c’est?

- Je ne sais pas, vous ne me laissez pas travailler.

- Bigre, ce qui arrive c'est que vous êtes incompétent.

    Le docteur partit sans rien dire, offensé.

  
Le lendemain, Georges alla dîner chez les De Marelle qui l’avaient invité. Il trouva M. De Marelle avec les mêmes symptômes que lui et les médecins n’arrivaient pas à deviner de quelle maladie il s’agissait.

   
Pendant le dîner, un des docteurs de la famille De Marelle arriva.

- Mon cher Mr De Marelle, j’ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer

- Bon, n’exagérons pas, elle ne peut pas être si mauvaise.

- Je crois bien que c’est une très mauvaise nouvelle! Vous avez la syphilis.

- Bon, mais c’est grave?

- Oui, c’est mortel, on ne peut pas la guérir.

- Comment je l’ai attrapée?

- Bien, c’est très simple, ou votre femme vous a fait cocu ou c’est vous que avait cocufié votre femme.

-Bon, on verra bien, au revoir.

 Pendant ce temps, Du Roy avait compris la cause de son état et il parti t pour laisser le couple discuter.

 Peu de temps après, Clotilde avait tout raconté à son mari et Georges était allé voir le docteur pour voir si c’était la même maladie que celle de Mr De Marelle; et c’était bien la même.

 Deux semaines plus tard, Mr De Marelle n’en pouvait plus et assassina Georges avec le même pistolet qu’il avait utilisé plusieurs années avant lors de son deuil.

 Yannick Le Baut


 

            Ce matin-là, à son réveil qui fut dans une impassible obscurité, Du Roy resta calme comme toujours. Il se leva, ouvrit les volets. Soudain, un sentiment de joie l’atteignit. Il se demanda: « Qu’est-ce que cette joie du premier soleil? Pourquoi cette lumière tombée du ciel sur la terre m'emplit-elle ainsi du bonheur de vivre? » Suzanne se leva, prit la main de Du Roy, regarda le ciel, puis dit: “Partons à la campagne”. Du Roy répondit: “Allons, préparons nous.”

            L’horloge marquait neuf heures vingt. Brusquement, Du Roy, qui guettait  de loin les portes des salles d’attente, tout en causant avec le chef de gare, quitta celui-ci, pour revenir près de Suzanne. Mais le wagon commençait à bouger, Suzanne et Du Roy durent rejoindre le compartiment vide. Du Roy bouscula sa femme, puis il la fit monter d’un effort du poignet, tandis que, Suzanne, dans sa docilité anxieuse, regardait instinctivement en arrière, pour savoir.

            Â l’arrivée à Médan, l’horloge marquait neuf heures cinquante-six. Médan, située, à quarante kilomètres à l’ouest de Paris, enveloppait ses visiteurs sous une vaste nappe de charmes. Le ciel était bleu, la campagne toute verte, les maisons blanches, les yeux de Suzanne ravis. Du Roy et Suzanne allèrent aux vastes champs, où ils dansèrent, coururent, chantèrent, avec de légères et heureuses pensées. Une sorte de tendresse frappa Du Roy qui voulut embrasser Suzanne comme la première fois.

            Le soir, à la rentrée de cette merveilleuse journée, Du Roy alluma la cheminée, puis ils partirent se coucher. Les bûches brûlaient lentement, d’une couleur rougeâtre,  attirants  dans le noir; les flammes, informes, en charpie, sortaient. Dans le silence on entendait  le morbide crépitement du feu.

            Cette nuit du 28 au 29 janvier, Du Roy et Suzanne seraient asphyxiés par la cheminée qui tirait mal. Les secours purent réanimer Suzanne, mais c’était trop tard pour Du Roy. Son corps rosâtre montrait l’évidence d'une asphyxie par un excès de dioxyde de carbone, contenue dans les poumons. L'enquête, menée par plusieurs officiers, conclut à un accident, sans certitude.

 

                                                                          Eloy Carrillo


 

  Bel-ami est maintenant un ministre très reconnu parmi les Parisiens. N’étant parti de rien, il a connu le succès en à peine cinq ans, possédant une fortune dont tout le monde avait envie. Cet homme a cinquante et un ans, il est enfermé dans sa chambre depuis le matin.

 

  Suzanne vient de rentrer dans la chambre, vide, avec la fenêtre ouverte et un papier par terre qui dit :’’ Je suis assis sur mon fauteuil, tenant une cigarette allumée entre mes doigts. Je regarde par la fenêtre et je pense. Je pense à moi, au passé, au monde ; je pense à tout. Toutes ces années vécues donnent de quoi réfléchir, et c’est maintenant que je m’en rends compte. Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie ? J’ai travaillé, j’ai gagné de l’argent, j’ai eu des amis, je me suis amusé, j’ai eu des maîtresses et même deux épouses, mais je n’ai jamais connu l’amour. On m’a déjà parlé de lui. Il parait que c’est un sentiment simple et compliqué à la fois, qui fait que tout l’univers tourne autour d’une femme, la plus belle femme de toutes. C’est à la fois celle qui t’accélère le cœur et celle qui te le paralyse, celle qui te fait sentir l’homme le plus heureux ou le plus triste, celle qui donne un sens à la vie ou qui te submerge sous les flammes les plus chaudes de l’enfer. Et moi, je suis assis dans mon fauteuil, avec un creux dans ma vie qui n’arrête pas de m’inquiéter. C’est maintenant que je me rends compte que ma vie n’a eu aucun sens, car je ne pourrais jamais remplir ce creux perdu avec de l’amour. C’est à cause de lui que continuer à exister m’est indifférent. Quand je bois, je continue à avoir soif. Quand je mange, je continue à avoir faim. Quand je fais l’amour, je ne sens pas ce plaisir qui m’envahissait au début, et tout ça pourquoi ? Parce que je n’ai jamais connu l’amour. Cet élément indispensable qui est aussi important que l’eau pour  les poissons, et, en ce moment, je me sens comme un poisson sans vie. C’est pour ça que j’ai décidé de ne plus exister, de voyager loin, très loin, pour ne jamais revenir. Je t’écris mes derniers mots, Suzanne, et ne pleure pas pour moi car je ne le mérite pas. Je te laisse tranquille mais avant retiens ça : même si je n’ai jamais connu l’amour, je t’ai adorée comme je n’ai adoré personne dans le monde et si je pouvais je resterais à côté de toi jusqu’à la mort. Ne m’oublie jamais et ne t’inquiète pas, on se retrouvera bientôt quelque part. À bientôt.

                                                 Duroy De Cantel’’.

  Suzanne comprit alors pourquoi la fenêtre était ouverte, et se lança vers elle comme l’avait fait son mari, rien que pour le rejoindre, rien que pour l’amour.


                              Bilbo Lázaro


       Après s’être douché, Du Roy sortit de sa chambre avec un beau costume noir et alla voir Suzanne dans le salon. Elle était assise près de la fenêtre en train de lire un livre. Il lui caressa les cheveux puis lui donna un baiser ; et lui murmura à l’oreille :-Veux-tu aller manger dehors ce soir ?

      Suzanne leva, enfin, les yeux du livre, et lui répondit avec un grand sourire, laissant apprécier sa dentition parfaite.

      Vers neuf heures, Du Roy et Suzanne sortirent du restaurant dans lequel ils avaient dîné. Suzanne semblait fatiguée et n’était pas d’humeur pour aller faire un tour. Georges décida alors de la raccompagner et de sortir ensuite faire une promenade au clair de lune.

      La nuit était parfaite. On contemplait de nombreuses étoiles étincelantes et une petite brise rafraîchissait les rues de Paris. Du Roy marchait vers les Champs-Élysées,  frisant sa moustache, pour aller prendre un bock dans un de ces bars si sympathiques, ces grands cafés pleins de monde. Soudain il entendit un léger bruit derrière lui. Il se retourna pour observer si quelqu’un se trouvait dans la petite rue sombre, silencieuse et déserte qui menait vers les grands boulevards débordant de gens. Georges ne vit personne et continua sa marche, mais dès qu’il se remit à marcher il perçut un petit bruit sourd de talons. Il se retourna tout de suite pour voir si quelqu’un le suivait et se retrouva face à face avec Madame Walter.

- Bonjour ou plutôt bonsoir, vous m’avez fait peur.

     Madame Walter se comportait étrangement. Elle avait les yeux rouges comme si elle venait de pleurer et dévisageait Du Roy d’un regard triste et fort.  De plus, elle sentait l’alcool. Elle s’écria d’une voix tremblante :

- Je n’en peux plus ! Il faut que je le fasse ! Il le faut !

     Georges, l’air surpris, la prit par l’épaule et la regarda amicalement. -Qu’est ce qu’il faut que vous fassiez, puis-je vous aider ? Est-ce que vous allez bien ? Avez-vous bu ?
   Madame Walter l’examina puis se mit à pleurer. -Ne me parlez pas ! Je vous hais ! Vous êtes le pire homme que j’ai jamais connus! Vous…vous jouez avec les sentiments de qui bon vous semble! Vous ne méritez pas de vivre !!

     Puis elle sortit un couteau de la poche de son manteau. Du Roy la regarda apeuré, mais il n’eut le temps de rien dire ni faire. Madame Walter s’était déjà avancée et lui avait planté le couteau dans le ventre. Georges tomba par terre. Le regard perdu, il criait de douleur. Mais Madame Walter était hors d’elle, elle continuait à donner des coups de couteau. Elle partit en courant, les mains couvertes de sang, laissant Du Roy mourir dans cette ravissante nuit d’été, gisant sur le sol de cette petite rue obscure.

 

 

Joana Choquet, 2d 6, 2004-2005, Madrid


LA MORT DE DU ROY DE CANTEL

 

            Du Roy se leva tranquillement le vendredi matin. Il se regarda dans la glace et se trouva plus beau que le jour précédent. Ravi, il s’habilla et réveilla sa femme. C’était le deuxième anniversaire de leur mariage, elle ne put donc s’empêcher de sauter dans les bras de Bel-Ami et de  lui donner un grand baiser. Lui, lui rendit le baiser mais pas avec la même émotion, car il n’était pas si content ou plutôt, car ça ne l’intéressait pas énormément. Ses préoccupations étaient surtout concentrées sur un article qu’il devait écrire pour le lendemain, concernant une nouvelle loi que l’on allait voter.
           Suzanne ne se fâcha pas. Depuis quelques mois Georges ne lui prêtait pas beaucoup d’attention, et elle s’était déjà habituée. Ce manque d’attention était dû au fait que Du Roy avait recommencé à fréquenter Mme de Marelle. Il quittait le bureau tous les jours à quatre heures et allait  Rue de Constantinople pour la rejoindre. Suzanne était encore follement amoureuse de lui et ne se rendait pas compte que ce n’était pas seulement son travail qui le rendait moins aimable envers elle, mais aussi sa maîtresse.

-« Bigre ! s’écria Du Roy, tout à coup. Il est déjà 9 heures ! Je suis en retard, ma chérie, il faut que je parte.

-C’est vrai, mon père te grondera. Vas-y. »

            Il quitta la maison et arriva au bureau de « la Vie française ». Effectivement, M. Walter commençait déjà à s’énerver à cause de son absence.

-« Bel-Ami, te voilà enfin ! Nous sommes dans une situation délicate, il y a beaucoup de travail à faire, il faut donc surtout veiller à être présent à l’heure ! »

             Il lui donna une série de travaux que Georges commença à accomplir à l’instant même.

            À quatre heures, comme tous les jours, il quitta le bureau et se dirigea vers la Rue de Constantinople. Il entra dans la petite maison que Mme de Marelle continuait à louer et la trouva à l’intérieur. Lorsqu’ils commençaient à se déshabiller, quelqu’un frappa à la porte. Mme de Marelle ouvrit et Virginie Walter, presque pleurant, se précipita dans la pièce. Elle regarda Du Roy, puis vit la femme qui se cachait derrière la porte. Elle ne se rendit pas compte tout de suite que c’était Mme de Marelle. Elle la regardait fixement, perplexe. Tout à coup, elle la reconnut et lui sauta dessus en la frappant. Mme de Marelle se libéra en la poussant contre un mur, mais Virginie poussa un cri et tira de sa poche un pistolet. En tremblant, elle visa Du Roy, puis sa maîtresse, puis Du Roy à nouveau. Celui-ci, pris par une terreur soudaine, mais compréhensible, essaya de la calmer :

-« Virginie, allez,  calmez-vous, ne faites pas quelque chose de stupide ! dit-il, pendant qu’il s’approchait d’elle.

- Ne t’approche pas! s’écria-t-elle en tremblant.

- Bigre ! Donnez-moi ce pistolet et restons calmes.

- Non ! s’exclama-t-elle, mais Du Roy lui avait pris la main. Non !! »

            On écouta un tir, puis le son d’un corps qui s’écroule contre le sol. Les deux femmes restaient debout, perplexes. Le corps qui appartenait à Du Roy s’étalait sur le sol, immobile. On entendit une voix :

-« Oh mon Dieu… »

 

                                                    Federico Lescano

 


 LA MORT DE GEORGES DU ROY

 

    Georges et Suzanne dînaient seuls dans leur maison en raison  de leur premier anniversaire de mariage. Dans ces dernières semaines, Suzanne montrait une certaine préoccupation. Mme de Marelle et Georges passaient beaucoup de temps ensemble .Du Roy disait que tous les deux formaient une bonne équipe et qu’elle l'aidait énormément. La jolie femme se méfiait des mots de son mari.

   Quand Bel-Ami eut fini de dîner, il sortit car il devait parler d'une affaire au Palais-Bourbon. Suzanne ne crut pas son mari et décida de le suivre.

   Du Roy s'arrêta tout près de sa maison et s'assit sur un banc où il attendit quelques instants. Soudain une femme arriva. Cette inconnue et Georges parlaient, riaient et s'embrassaient. Toute la scène fut observée avec attention par Suzanne.

   La femme de Bel-Ami se sentit soulagée. Elle était en train d'observer ce qu'elle avait craint ces dernières semaines. Après ce sentiment, elle avait de la haine pour son mari. Pourquoi l'homme qu'elle aimait l'avait-il trahie? Même si elle s'attendait à se retrouver dans cette situation, elle se sentait déçue.

   Suzanne retourna chez-elle pour ne plus voir cette scène si désagréable. Elle ne voulait rien dire pour le communiquer devant ses parents au déjeuner qui aurait lieu le lendemain. Elle ne se demandait même pas qui était la femme qu'embrassait son mari. Elle ne voulait pas la voir. Suzanne voulut seulement voir cette femme par derrière. Bien sûr, elle pensait que l'amante de son mari était Mme de Marelle.

   Quand son mari rentra, elle le salua sèchement avec un baiser.

   Du Roy répondit comme si Suzanne l’eût embrassé avec euphorie.

   -T'es si gentille, ma mignonne. Je t'aime énormément...Bonne nuit, ma chérie.

   -Bonne nuit.

   Cette nuit-là, Suzanne trouva le sommeil très rapidement mais par contre Bel-Ami avait du mal et s'endormit après sa femme.

   Au milieu de la nuit, Du Roy se réveilla et ne vit pas Suzanne à côté de lui. Il pensa qu'elle était dans la salle de bains. Le temps passait et Suzanne ne revenait pas. Bel-Ami commença à s'inquiéter. Il était couché, dans son lit sans savoir quoi faire. Ça faisait une heure qu'il attendait  la jeune femme. Il entendit des bruits, des bruits bizarres procédant de la cuisine. Une peur nacquit en Georges. Les mots de Norbert de Varenne sur la mort lui vinrent à l'esprit Des pas, des pas de quelqu'un qui s'approchait de lui, firent que son corps ne bouge plus. Il tremblait. Des pensées sur ses amantes, sur ses souvenirs,  commencèrent à lui casser la tête. Il sentit les pas tout près et la porte s'ouvrit.

   Quelqu'un apparut et s'approcha lentement.

   Cette personne murmura:

   -Mon chéri...tu dois mourir...tu n'es pas juste...

   Georges distingua la voix de Mme de Marelle qui s'élança en lui pénétrant un couteau dans le ventre. Georges ne comprenait rien. Il sentait son sang chaud coulant dedans son corps. Il voulait parler mais la douleur ne le laissait pas. Il écoutait tristement son amante:"Tu n'es pas juste, Georges, tu ne passes que quelques minutes avec moi dans la journée...Tu devrais être seulement à moi...tu n'es pas juste..."

   Bel-Ami pensa au discours de Norbert de Varenne et il comprit qu'il n'était pas mort seul, il avait épousé une femme, il n'habitait pas en solitude. Alors Georges Du Roy se laissa emporter tranquillement par la mort. 


Gonzalo Lasarte