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LA MORT DE GEORGES DU ROY

il s'agissait d'écrire une suite de roman en imaginant la mort de georges du roy, le  héros arriviste et sans scrupules de bel-ami de maupassant.





La mort de Du roy

 
  
 
 
        La salle était pleine. Et  pas avec n’importe qui. Lorsque c’est un ancien Président de la République qui agonise, tout le monde veut avoir des nouvelles. Suzanne Du Roy descendit le grand escalier et tout le monde se précipita vers elle : - Son état est le même que ce matin. Et n’ayez pas peur, le champagne arrive. 
        Tout le monde prit une coupe. Les Du Roy achetaient sans doute le champagne le plus cher. On admirait le sang froid de cette femme. Elle ne montrait aucun signe de désespoir et s’habillait quand même avec beaucoup d’élégance, d’un rouge vif et avec de la dentelle partout, comme si elle voulait ne pas succomber à la tristesse qui était sûrement en train de l’envahir. Toutes les femmes des hauts fonctionnaires présents étaient émues par une telle force d’ esprit .
        Et la réunion continua, on parla des grandes affaires de la politique et de l’économie, les femmes trouvèrent des thèmes moins sérieux, les coupes se remplissaient régulièrement. On se rappela même du coup d’état raté. L’évêque entra pour donner les saintes huiles au malade. Une vieille femme, assise à côté d’une belle jeune femme que les hommes regardaient sans cesse, appelée Laurine, éclata en sanglots: -On ne l’a jamais laissé faire ce qu’il voulait. Pauvre homme! Sa volonté ne s’est jamais accomplie.
       Une heure après la sortie de l’évêque, un jeune député descendit l’escalier et annonça que Du Roy était mort. On fit un jour de deuil national, et on l’enterra au Père Lachaise.
 
 
 
 Sergio Lepratti, 1ère ES, Montevideo, 2001



LA MORT DE DU ROY
 
 
 
 

   Duroy voulait se lever, et à chaque fois qu'il essayait de bouger ses jambes la douleur
le faisait se tordre d'une façon étrange. Rien ne le calmait, rien ne l'apaisait. Il aurait fallu que quelqu'un le porte de sa chambre à la salle de bains, mais Suzanne était déjà très fatiguée des insultes et des reproches, c'est pourquoi elle préférait se limiter à regarder cet affreux spectacle.
   La froideur de son lit enfonçait encore plus les aiguilles qu'il disait avoir dans son dos; puis les narcotiques dont la dose était augmentée par Suzanne lui provoquaient des crises de folie. Et Suzanne disait qu'elle voulait anéantir sa douleur, tout en pensant à le tuer "par erreur".
   Les paroles qu'il prononçait le plus souvent étaient pour demander ses médicaments et de l'alcool, car il affirmait que c'était la seule chose qui lui faisait oublier son
malaise. Il buvait autant qu'il pouvait; mais il lui fallait arrêter car sa respiration devenait chaque fois plus difficile.
   Un après-midi Suzanne, épouvantée
par les bruits de la respiration de Duroy, fit venir Mme de Marelle, qui en avait déjà assez  de tout le théâtre de cet homme, pour la prier d'aller chercher le médecin. Au bout de près de deux longues heures, elle ramena  le docteur qui augmenta encore plus la dose de narcotiques et donna quelques conseils. Mais comme Mme. de Marelle le reconduisait pour lui demander d'emmener Duroy et de le laisser quelque part, dans un asile par exemple, le docteur dit:-C'est l'agonie, Madame, le bouger achèverait de le tuer. Il ne tardera pas à mourir quand même, prévenez la pauvre vieille. Moi, je n'ai plus rien à faire.
   Mme de Marelle appela Suzanne: -Il va mourir. Le docteur est déjà parti mais il nous conseille de le déplacer autre part où il sera mieux chauffé. Que voulez-vous faire?
Suzanne n'hésita pas trop longtemps, puis d'une voix lente, ayant déjà tout bien pensé à l'avance, elle dit:-Oui, ça vaut mieux...ce vieux ne devrait plus me retenir ici dans cette boîte froide et obscure... Voulez-vous m'aider à le bouger une fois pour toutes? -Certainement, Madame, moi je prendrai ses jambes. Allons-y. Et Clotilde, rappelle-toi, notre cauchemar est presque fini. Il faut juste le faire, et le faire bien, et ce sera fini.
 
 
 
 virginia stonek, 1ère L, Montevideo, 2001


LA MORT DE GEORGES DU ROY
 
 
 
 
 
Il y eut un cri fort, un cri lourd et prolongé. Georges se retourna en fixant les yeux sur une femme accroupie dans la rue. La foule se dispersa, et la femme se tua tout d’un coup. Un nuage obscur, un début de tempête se glissait parmi le peuple. Les visages devenaient tristes, pâles, affreux.
Suzanne ne disait rien, toujours pétrifiée, le visage vers la rue, le dos à l’église.
Et Georges se remit à marcher seul vers cette femme. Il entendit une voix déchirante:
-“Cet homme est à moi…C’est mon amant. Ce mariage est infâme!”
Suzanne commença à courir et Du Roy la suivit pour lui expliquer la vérité, mais elle était déçue et elle comprit tout de suite la cause de la maladie de sa mère.
Du Roy demeura debout pendant quelques secondes car une douleur forte lui prit le coeur. Et il tomba par terre. Le peuple de Paris restait perplexe. Madame de Marelle se jeta sur lui, de même que Suzanne. Pourtant Madame Walter marcha d’un pas lent et prolongé.
Et il mourut sans rien dire, mais fier de mourir dans les bras des femmes belles, des femmes prestigieuses, des femmes du monde parisien, parmi lesquelles se trouvait la femme dont il était amoureux, sa Madame de Marelle.
 
 
 Inés Pagola, 1ère ES, 2001, Montevideo



La mort de Du Roy
 
 
 
Du Roy et sa femme sortirent de l´église accompagnés par la grande foule. Il leva le front et, avec un geste de grandeur, il regardait quelques visages, les plus représentatifs de la foule. Les spectateurs le regardaient émus, comme si Bel-Ami était un dieu. Son importance augmentait à chaque moment.
Le couple marchait lentement pour être apprécié, et regardait les alentours, surtout Georges qui se rappelait d´où il provenait. Au milieu des félicitations prononcées par la foule, on entendit un cri, celui d´une femme, une femme qui connaissait Du Roy et réciproquement. Ce cri augmentait de volume grâce aux bâtiments près de la rue. C´était comme une boîte sonore. Georges commençait aussi à entendre un bruit de roues de charrette roulant sur la rue de pavés du vieux Paris.
A dix mètres du bruit, Du Roy se rendit compte que la femme folle était sa vieille maîtresse Rachel sur une charrette suffisamment grande pour écraser un tiers de la foule, la partie qui était près de la rue où était le couple.
C´était trop tard pour s´échapper et, en plus, le peuple de Paris ne savait rien de l´attentat donc il entourait surtout Du Roy qui, à son tour, était muet et se rappelait tous les instants de sa vie.
Le moment de l´impact arriva. Il y eut un long silence, un silence douloureux et profond. Il y avait des gens partout, sur le sol, sur le trottoir, sur les arbres. L´impact avait été brutal et mortel. Les vivants regardaient le massacre mais ils ne pleuraient pas. Certains ne savaient pas pourquoi ils étaient à ce mariage. Suzanne continuait à vivre, un peu choquée par l´incident. Au-dessous de quelques cadavres était Du Roy, totalement mort. A côté de lui, le corps de Rachel.
Seulement Mme de Marelle et Mme Walter pleuraient, ensemble.
Mr Walter avait compris la situation. Bien que Du Roy soit maintenant riche et très important pour le peuple, il était mort avec les pauvres, dans la rue, placé sur le sol.
 
 
 Juan Martín CARMONA, 1ère ES, 2001, Montevideo 



LA MORT DE GEORGES DU ROY
 

 

    Dès que Du Roy eut fini la rédaction de son article, il remonta les Champs Elysée pour rentrer chez Mme de Marelle.Elle l’attendait toute seule dans sa chambre.
    Lorsqu’il finit son affaire avec Mme de Marelle, il se regarda dans le miroir et eut envie de couper samoustache.Sans moustache, son visage était plus clair, plus vif, mais quelque chose lui manquait : sa moustache.
    Depuis qu’il n’avait plus sa moustache, ce n’était pas la même chose, les femmes ne le regardaient plus, il se sentait plus seul sans sa moustache.La relation avec sa femme devenait de plus en plus terrible.Ils finirent par divorcer.
    Il partit même du journal, sans amis, sans femmes.  C’était la faute de la moustache. Il ne pouvait plus supporter cette situation, c’était horrible.
    Il décida d’aller avec Mr Forestier. Il prit le revolver qu’il avait gardé depuis le duel et le mit dans sa bouche.Mr Forestier ne sera plus jamais seul, maintenant il est avec Georges.
 
 
 
  
 
Jérôme Horion, 1ère ES, 2001, Montevideo



LA MORT DE DU ROY
 
 
 
Deux ans se sont écoulés depuis le mariage. Mme Walter s’est suicidée. Personne n’en savait la raison, à part Du Roy qui se sentait plus tranquille. Mais la sœur de Suzanne, Rose, a trouvé un cahier écrit par sa mère, où celle-ci déclarait que son cœur était à Georges. La jeune fille s’est mise à pleurer brutalement. Elle était aussi amoureuse du mari de sa sœur.
 
 
 
   Le silence était long et douloureux pour l’un, pour l’autre il n’existait pas. Rose avait déclaré son amour à Du Roy qui ne s’arrêtait pas de rire. La salle était obscure, un rayon du soleil du soir entrait par la petite fenêtre.
 
   Suzanne était entrée dans la salle, sans rien comprendre à ce qui se passait, et elle avait décidé de sortir.
 
   Du Roy se mit à parler d’une voix souriante, dure à entendre pour Rose : -Regarde, Rose, je ne peux pas te donner mon amour, ce n’est pas à cause de ta sœur, c’est parce que… parce que tu es laide…
 
   Rose ne voulait pas entendre ces mots. Elle continuait à aimer Georges, même s’il l’avait insultée. Elle continuait aussi à demander son amour, elle voulait qu’il devienne son amant.
 
    Du Roy, fatigué de la situation et effrayé par la jeune fille, la frappa. Et il dit : -Tu ne comprends pas que je ne veux pas t’aimer, que tu n’es pas jolie, que tu es trop laide !
 
    Rose, n’hésitant pas, prit son revolver. Georges resta stupéfait :- Ma petite Rose… je ne disais pas la vérité… c’était un petit mensonge…ce que j’aimerais le plus… dans ma vie…c’est de t’avoir comme maîtresse… ou comme femme… mais ceci n’est pas possible… nous nous aimerons beaucoup…
 
    La jeune fille ne voulait pas le croire, elle voulait se venger de ce qu’il avait fait à sa mère et de ce qu’il avait dit.
 
    Elle le tua.
 
 


Verónica González, 1ère ES, 2001, Montevideo