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ENCYCLOPÉDIE pastiches

RÉFUGIÉS (Hist. mod. polit.)

  C'est ainsi que l'on nomme les protestants français que la révocation de l'Édit de Nantes a forcés de sortir de France, et de chercher un asile dans les pays étrangers, afin de se soustraire aux persécutions qu'un zèle aveugle et inconsidéré leur faisait éprouver dans leur patrie. Depuis ce temps, la France s'est vue privée d'un grand nombre de citoyens qui ont porté à ses ennemis des arts, des talents et des ressources dont ils ont souvent usé contre elle. Il n'est point de bon Français qui ne gémisse depuis longtemps de la plaie profonde causée au royaume par la perte de tant de sujets utiles. Cependant, à la honte de notre siècle, il s'est trouvé de nos jours des hommes assez aveugles ou assez impudents pour justifier aux yeux de la politique et de la raison, la plus funeste démarche qu'ait jamais pu entreprendre le conseil d'un souverain. Louis XIV, en persécutant les protestants, a privé son royaume de près d'un million d'hommes industrieux qu'il a sacrifiés aux vues intéressées et ambitieuses de quelques mauvais citoyens, qui sont les ennemis de toute liberté de penser, parce qu'ils ne peuvent régner qu'à l'ombre de l'ignorance. L'esprit persécuteur devrait être réprimé par tout gouvernement éclairé: si l'on punissait les perturbateurs qui veulent sans cesse troubler les consciences de leurs concitoyens lorsqu'ils diffèrent dans leurs opinions, on verrait toutes les sectes vivre dans une parfaite harmonie, et fournir à l'envi des citoyens utiles à la patrie et fidèles à leur prince.

 

(auteur anonyme), article "Réfugiés"  Encyclopédie




Provinciaux
  (hist. Société)

C’est ainsi que l’on nomme, en France, les personnes qui vivent en dehors des quelques grandes villes principales, c’est-à-dire ceux de la « campagne ». Du point de vue des Parisiens, par exemple, le mot « provincial » prend alors un côté péjoratif désignant des gens qui, éloignés de la capitale, sont écartés de la culture, des idées, des arts … Le provincial serait inférieur aux gens de la ville, moins intellectuel.

Des centaines de jeunes bacheliers se dirigent chaque année vers les grandes villes où ils sont victimes de remarques désagréables et déplacées à propos de leur provincialisme.

Cependant, les provinciaux sont des personnes très conviviales. Les liens qui les unissent sont plus profonds et plus intimes.

De plus, les provinciaux ont une approche différente de la vie, davantage en harmonie avec la nature, entre autre, par le travail de la terre. Ils sont plus attentifs à ses exigences et donc s’adaptent à ses rythmes.

Il ne faut pas oublier que notre identité provient, en majorité, de la province puisque jusqu’à la fin du XIXème siècle, une grande partie de la population française était rurale.

Il faudrait approfondir le jugement sur les provinciaux de manière à éviter les préjugés.

                                   Anna Poydenot 1ère ES 2001