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DÉBUT DE ROMANS

AUTEURS:


Guillaume Ballart 2d 5
Eden Djanashvili  2d 5
anonyme


 

 

 

 

 

       Je connais bien le ciel. Tous les nuages avec toutes leurs formes qui se transforment en moutons, dragons, étoiles ou bateaux. Ils sont si  imprévisibles ! Il y en a de tous les genres : gros, petits, allongés. Mes préférés sont les spongieux. Je connais aussi les couleurs du ciel qui changent sans que je m’en aperçoive. Il est le plus souvent bleu mais il devient rose, orange, ou rouge sang parfois. Je l’ai observé pendant des minutes, des heures ou peut-être des jours. Je m’occupe en le regardant. Cela pourrait paraître ennuyeux pour d’autres mais pas pour moi. Je m’intéresse chaque jour davantage à cette immensité. J’y trouve toujours un coin que je n’ai pas vu la veille. Je crois que j’en deviens un peu amoureux. Je rêve de cet amour impossible. Mais pour le moment je me contente de l’observer. Je crois que jamais je ne trouverai quelque chose de si beau. Le ciel me plaît à tout moment, même en tempête, quand il se fâche. Éclairs, tonnerres, pluie… le ciel est puissant ; il a la capacité de faire peur. Mais, moi je n’ai pas peur de lui. D’ailleurs, je sais qu’il ne veut pas me faire peur, à moi, car je suis son complice.
       J’adore observer le ciel. C’est devenu ma passion. Je rêve de pouvoir le découvrir de plus près.

 -          « Jean-Paul ! Je ne vais pas le répéter quatre fois. Va au tableau ! »

 Ça y est. C’est encore la maîtresse ! Je dois te laisser.

 -          « J’arrive, maîtresse ! »

 J’avais sept ans quand ma passion pour le ciel a commencé. …


                                                                               Guillaume Ballart 2d 5


      À l’autre bout du fil la voix n’était qu’un murmure.
C’était une voix tranquille, d’homme; elle avait l’air de défier tout le monde, de garder rancune à Jérémy, qui à cet instant, l’écoutait. Il resta stupéfait, avec le cœur palpitant et plein de sueur coulant sur son front: Jérémy avait été menacé.
     C’est ainsi que Jérémy arrivait à la maison de ses grands-parents quand,  soudain, une lumière l’éblouit et fut suivie d’un frénétique coup  sur la tête.
     Lorsqu’il se réveilla, il faisait déjà nuit, une nuit froide. Il avait mal à la tête. Il se trouvait dans une des chambres de la maison. L’obscurité était forte mais, Jérémy put distinguer quelques bougies. Il décida d’aller les allumer.
     Il se précipita vers l’autre bout de la chambre, où se trouvait la fenêtre à moitié ouverte. Malgré les ténèbres croissantes de la chambre, il retrouva les bougies. Mais, tout à coup, un léger coup de vent éteignit les seules bougies allumées, sauf une. Sa flamme brillait intensément. Il la prit. L’horreur des ténèbres fit perdre le sang-froid à Jérémy, et, au même instant, il se meurtrit la cuisse contre une table de la pièce, il renversa une chaise, trébucha et aussitôt tomba. La bougie alla rouler loin de lui, aussitôt la flamme diminua et la lueur bondit et disparut. Soudain, il entendit dans le silence de la nuit, le craquement du parquet, un grincement de porte, un claquement de fenêtre. Tout à coup, il sentit une main sur son épaule.

                                                                                Eden  Djanashvili, 2d 5


« Il y avait d’abord ce visage allongé par quelques rides verticales, telles des cicatrices creusées par le de lointaines insomnies, un visage mal rasé, travaillé par le temps. »


Il y avait d’abord ce visage allongé par quelques rides verticales, telles des cicatrices creusées par le de lointaines insomnies, un visage mal rasé, travaillé par le temps. Le visage reposait sur un cou trapu autour duquel une corde était enroulée tel un serpent. Ce cou retenait en l’air un imposant buste avec de puissantes épaules carrées de boxeur. De ces épaules pendaient deux bras, longs et tout aussi imposants que le buste, se ballotant au gré des faibles courants d’air créés par la porte restée ouverte et une fenêtre qui ne fermait plus depuis deux ans déjà. À ce buste était rattachée une hanche tout aussi massive que ce dernier. Partant de cette hanche, deux jambes en tombaient, l’une plus courte que l’autre. En effet, cet homme qui pendait là, se balançant au bout d’une corde, était un ancien poilu. Il avait été touché par un éclat d’obus en 1916, en défendant Verdun. Il avait dû être amputé au niveau du genou droit à l’âge de 21 ans. En dessous de lui, gisait une chaise renversée qui avait dû lui servir de tremplin pour se pendre. Cette chaise appartenait à un bureau sur lequel était posé un manuscrit dont le titre était caché par un morceau de papier.
Je pris ce papier et pus y lire écrit avec une belle écriture ronde et fine :
« J’ai décidé de mettre fin à mes jours pour ne pas voir ce qui va arriver à la France suite à cet armistice. Je lègue à mon fils Jules ce manuscrit relatant  ma vie au front jusqu'à mon amputation.
                                                                                  25 juin 1940
                                                                       André Montchicourt »

 

anonyme,   avril 2007