Mi homepage

DRÔLE DE VIE 6ème

Textes et auteurs:

LE NUAGE  Carla Boned
                     Alba Bullich
                    
Aude Martin
                      Mael Caille
LA LUNE     Nathanaël de Leusse
                     Rocío Raga
L'OCÉAN   Timothée Gautry

                    
Ryuta de Baecker
                     Diego Cohen
LA PLUIE   Clément Chaffard
L'ARBRE   Louise Marcelin



Toutes les photos sont de Geneviève Sénéchal

LE NUAGE





Ciel au sud du Chili (Caburga),  1998



      
LE NUAGE



     Moi, le nuage, qui vis dans le ciel, je vois tout.

   Je bouge lentement dans le ciel en admirant tout ces paysages spectaculaires qui sont parfois vifs en couleurs comme les "openfields" en Amérique, ou en terrasses du Népal dans l'Himalaya, mais je vois aussi les paysages tragiques qui donnent envie de "pleuvoir".

   Je reçois souvent la visite d'enfants rêveurs. Je ne suis pas mal accompagné.

   Moi et mes compagnons vivons grâce au cycle de l'eau.

   Sous mon aspect de coton se cache de l'eau glaciale. Quand je pleure, mes larmes se transforment en ruisseaux qui coulent vers l'océan. L'océan s'évapore, et je renais, je remonte vers cet univers si beau, si parfait !

   Parfois les avions et autres engins mécaniques viennent nous embêter avec cette "fumée" qu'ils rejettent, nous devenons tout noirs.

   Nous, les nuages, avons fait plusieurs fois le tour du monde !

   Pour aider les habitants de cette planète, nous pleurons sur leurs récoltes pour qu'elles poussent mieux. Mais les hommes n'ont presque plus besoin de nous. Ils nous remplacent par des machines.

   Je ne sais pas si un jour je mourrai, mais je découvre chaque jour de nouvelles choses toujours aussi belles !

 

                        Carla Boned,  6º3




Ciel d'automne en Uruguay, 1998


                Je suis un nuage…

 

   Je suis un nuage et je vais à la dérive dans le ciel, au gré du vent. Parfois, je rencontre d´autres nuages; mais la plupart du temps, je suis seul. Je reçois rarement des visites, sauf quand je croise d´autres nuages ou quand un avion me frôle. Je n´aime pas les avions: ils sont bruyants et parfois, ils vous "coupent", ils passent au milieu de vous. Pour toutes ces raisons, je n´aime pas les avions. Les oiseaux, quant à eux, ils ne volent pas si haut dans le ciel. Alors, je me sens seul. Une vie de nuage est assez ennuyeuse. Je peux, bien sûr, m´amuser avec d´autres nuages, mais je trouve ces jeux monotones et, au bout de quelques jours je m´en lasse, alors je pars.

   La seule occupation que j´ai est d´observer, depuis là-haut, les hommes qui s´activent.

   En été, mon plus grand loisir est d´observer les bateaux qui voguent sur la mer, les vagues quand elles se cassent en créant de la mousse blanche sur le sable doré de la plage. Cette atmosphère me détend et parfois, je m´endors en contemplant ce magnifique spectacle.

  En hiver, la plage est déserte, les bateaux dans leur hangar; les gens partent skier, alors, je les suis. J ´adore regarder les skieurs qui descendent les monts enneigés, tout comme j´aime voir les différentes traces des animaux imprimées dans la neige : chamois, lapins, bouquetins, belettes...

   En automne, je passe la plupart de mon temps à observer les feuilles des arbres voler partout dans les rues des villes. Ce magnifique manteau de couleurs vives (comme le orange, le rouge...) me passionne. C´est comme une cape brodée d´or.

  Au printemps, je passe mes journées à contempler les arbres en fleurs, les papillons et autres insectes. Les peintres aussi, attirent mon attention, qui reproduisent les couleurs sur leurs palettes. Je les envie, car j´aimerais pouvoir peindre comme eux.

 Voilà à peu près ma vie de nuage, lasse et monotone, mais, parfaite pour les paresseux.

 

                        ALBA        BULLICH,    6ème 3  
        

Cayo Blanco, près de Trinidad, Cuba, 2001   


         LE   NUAGE

 

Bonjour, je suis un petit nuage blanc comme le coton.

Je voyage beaucoup depuis que je suis né. Le vent qui me pousse de pays en pays et de continent en continent m’apprend beaucoup de choses sur le monde.

Les enfants me regardent pour distinguer mes formes amusantes. Mais les adultes me regardent souvent pour ma couleur car plus je noircis et plus il y a de risques qu’il pleuve, car quand j’ai trop chaud, je me gonfle, me gonfle tellement que je me mets à pleuvoir. Après, je peux redevenir tout petit et tout mignon.

Je suis très haut dans le ciel, tellement haut que, pour moi, les hommes sont minuscules. En ce moment, je suis en train de survoler l’Océan Pacifique : qu’il est beau! J’aime énormément ce bleu turquoise et ces toutes petites vaguelettes frétillantes sur l’eau.

 Parfois je suis le seul dans cet immense ciel bleu clair. Les hommes pensent que la nuit  il n’y a pas de  nuages mais, la plupart du temps, il y en a plusieurs.

Je suis souvent utilisé pour l’expression « avoir la tête dans les nuages ». La plupart l’utilisent pour les enfants rêveurs ou bien pour ceux qui sont amoureux.

Les hommes pensent que les nuages n’éprouvent aucun sentiment mais, pourtant, si ! Nous éprouvons de la colère, l’amour, la tristesse …

Ah, en fait, je viens de finir de traverser l’Océan Pacifique et j’arrive sur l’Amérique du Nord, près du Mexique. Il y a plein d’autres nuages, des gros, des maigres, des petits, des grands, des rêveurs, des amoureux … Au loin, je crois apercevoir ma meilleure amie, je vais vérifier si c’est bien elle. Oui, c’est elle ! Nous nous étions perdus au Groenland et nous nous retrouvons au Mexique, c’est génial, non ? Bon, je crois que je vais devoir vous laisser car elle et moi avons énormément de choses à nous raconter, ne croyez-vous pas ?

Au revoir !

 

Aude Martin, 6ème 3

Pérou, ruines de Sacsayhuamán, près de Cusco, septembre 1999

 

Je suis un nuage...

 
  Je suis né de la fusion de l’air et de l’eau. Ma vie est très monotone. Je passe mes journées à flotter dans cet endroit immense qui s’appelle le ciel. Je ne me nourris pas, je ne bois pas. Je peux adopter plusieurs formes selon le vent.

 Mon caractère est changeant. Parfois, je fais tomber une pluie salvatrice pour les champs désertiques africains, ou d’autres jours je provoque une neige glaciale sur  les pays scandinaves. Je suis soit un des ennemis de la civilisation humaine, soit un de ses plus grands alliés.

   De là où je suis, je peux voir ce monde colonisé par les humains. Le monde est grand, très grand. Malgré l’aide de leur technologie avancée, les Hommes n’ont pas réussi à le visiter en entier : ses forêts vastes et vertes, ses océans profonds et mystérieux, ses déserts arides et chauds et ses montagnes blanches et froides. Mais moi je vois tout, vraiment tout.

   Le monde n’a aucun secret pour moi, c’est pourquoi il a besoin de moi. Grâce à moi et l’eau, et notre pluie abondante, les populations de ce monde peuvent presque toutes se nourrir. Hélas, je ne peux pas loger sur moi les Êtres vivants contrairement aux arbres terrestres. Malgré cela, le monde a besoin de moi.

 

Mael CAILLE    6ème 3


Playa Ancón, près de Trinidad, Cuba, 2001




lever de lune près du Salar de Surire, extrême nord du Chili
photo: Geneviève Sénéchal, automne  1999


  LA LUNE

Je suis la lune

Je suis une sphère issue de la terre. La terre serait entrée en collision avec un astéroïde gigantesque qui aurait envoyé des millions de débris sur orbite qui se reconstituèrent pour me former et puis j'ai été bombardée d'astéroïdes pendant des années.    

Je suis trop petite  pour avoir une atmosphère donc je suis un satellite mort car rien ne pousse, ni ne vit sur moi. 

Moi, je suis un satellite naturel contrairement aux machines qui sont envoyées dans l'espace par les hommes.

Pendant longtemps les hommes ont cru que j'avais de l'eau sur moi, faux!

J'ai tout vu depuis ma création . La Préhistoire, l'Antiquité, le Moyen-Age, la Renaissance, les grandes découvertes et l'époque contemporaine.

Certains peuples comme les Mayas et les Incas me vénérèrent comme une divinité.

En 1969 l'homme a fait son premier pas sur la lune et c'est ainsi qu'on a découvert que ma gravité est six fois moins forte que celle de la Terre.

Les astronautes ont pris 300 kilos de minerais encore inconnus sur Terre. Depuis l'invention du laser on a remarqué que je me recule tous les ans de 4 centimètres par an. 

Il y a des moments où je fais tomber la nuit en plein jour et d'autres ou je me teins d'orange, ça s'appelle des éclipses de soleil et de lune     

 

 

Nathanaël de Leusse, 6°3.

 


LA LUNE


Lune d'automne dans l'hémisphère sud  (Uruguay, 1998)




Je suis la lune…

                                                                         
  
Je suis la lune, je vis dans l’univers. Je suis unique et je suis loin des autres planètes sauf quand je tourne autour de la terre pour que tous les habitants aient de l´ombre. Personne ne vient me rendre visite sauf quand un Américain fut la première personne du monde à poser un pied sur moi. D´ici, j´adore voir la terre avec ses grands océans, ses montagnes enneigées, ses bois, ses prairies. Et ce que je préfère c´est la nuit, car je vois plein de lumières qui s´allument dans les villes...et j´aime aussi regarder les planètes, surtout Saturne, le Soleil...
   Les habitants de la terre me regardent de façon particulière et ils se posent des questions par exemple:
-Comment est-elle?
-Quelqu´un vit-il sur elle?
   Il y en a qui trouvent que je sers à faire de l´ombre, d´autres qui disent que je suis jolie, impressionnante, extraordinaire...
  Moi, sincèrement, je me trouve bien.                                                              

 

            Rocío Raga,  6º3

L'OCÉAN


Océan Pacifique, au nord de Santiago du Chili, 1997

      Je suis un océan…

Je m’appelle Paci, je suis l’Océan Pacifique. C’est moi la plus grande étendue d’eau de la terre. Même si je ne sers pratiquement à rien, contrairement à ma cousine l’eau douce qui nourrit à elle seule la terre entière. Pourtant je suis sûr que moi aussi je pourrais servir. L’eau douce occupe peu de place alors les hommes ne font plus attention à nous, les océans, les mers, les eaux saumâtres. Car ils sont trop occupés à protéger l’eau douce.
Je m’ennuie, je m’ennuie…..
Et mon beau bleu a viré au vert à cause des déchets.
Je m’ennuie, je m’ennuie…..
Les pêcheurs ont quasi détruit tous mes poissons, ont fait disparaitre toutes les espèces qui existaient depuis l’aube des temps.
Je m’ennuie, je m’ennuie…..
Sur les côtes bordées de sable fin des milliers d’hommes viennent me chatouiller. Même si je me défends avec mes vagues, rien ne peut les arrêter.

Je m’ennuie, je m’ennuie…..
Un jour la pluie est passée et m’a vu pleurer. Après lui avoir raconté mon histoire, que j’existais même avant la première vie, et aussi que les poissons, que j’avais moi-même élevés, ont été détruits par milliers par ces satanés pécheurs, la pluie a été prise de pitié et a proposé un pacte entre les nuages, elle et moi. Grâce à ça, maintenant, je pourrais moi aussi aider les hommes dans le cycle de la nature. Je m’évapore et me lie d’amitié à la pluie et aux nuages en les aidant à donner de l’eau aux hommes. Maintenant tout est bien qui finit bien car je ne m’ennuie plus !!!

Timothée Gautry

 

                                 

 

Península Valdés, Argentina, novembre 1998
les "points" sont des éléphants de mer...


JE SUIS L’OCÉAN

 

Tous les jours les humains me jettent des poubelles et des saletés.

 Les bateaux qui flottent au-dessus de moi laissent des traces d’essence partout.

En été, je suis tout bleu et brillant et c’est pour ça que tous les touristes viennent se baigner dans mon eau.

J’ai une eau très salée qui couvre une grande partie de la surface de la terre.

Les fleuves m’apportent de l’eau douce et, avec le vent, parfois je crée des grandes et grosses vagues.

En dessous de moi, il y a un milieu marin où des poissons multicolores, des coquillages, des champs de coraux et d’algues et des crabes habitent.

 

Conclusion :

Il ne faut pas polluer l’océan sinon les poissons n’existeront plus.

 

 

Ryuta Debaecker

 


 Baleine australe, Péninsule Valdés, Patagonie argentine, novembre 1998



Patagonie argentine, Péninsule Valdés, novembre 1998




LA PLUIE



La Havane, vue de la petite ville de Regla, Cuba, 2000



JE SUIS LA PLUIE…

 

    Je suis la pluie, l´eau, un des éléments les plus importants.

    Je nourris les plantes, les animaux, les hommes …

    Je tombe des nuages guidée par le vent. J´atterris dans un lac, dans une rivière, dans la mer, dans une nappe d´eau où les hommes me puisent. Au fur et à mesure du temps, je m´évapore et mon cycle continue. Je peux me transformer en neige, en grêle selon la volonté du temps. Je peux dériver en Europe, en Asie, en Océanie, en Amérique, en Antarctique au gré du vent.

    Mais je ne peux rien décider. Je visite beaucoup d´endroits, bien sûr, mais par exemple, j´ai voulu visiter la tour Eiffel en France et je me suis retrouvée devant la tour de Pise en Italie. J´ai rêvé de visiter le Mexique en été, en flocons de neige, et je me suis écoulée à Londres en une vulgaire pluie. Bref, je ne décide de rien, contrairement à l´homme qui voyage quand il veut, qui me pollue, qui me fait disparaitre, qui jette un verre d´eau (potable) alors que d´autres n´en ont pas ; mais au moins ceux-là ne polluent pas car ils ne se sont pas fait brouiller le cerveau par le pétrole.

    Je préfère quand même être l´être que je suis, plutôt que d´être un homme pollueur et sans cœur!

    Après tout, j´ai quand même une belle vie car je peux voir le monde depuis les nuages et j’aide les autres au lieu de profiter des autres sans dire merci.

 

Clément Chaffard

 

Orage d'été à La Havane, Cuba, 2001

L'ARBRE


    
Province de Pinar del Río, Cuba, 2002


      
      HISTOIRE D’UN ARBRE 


  Je m’appelle Arbre-Junior et je vis dans la forêt amazonienne avec tous mes copains, non seulement arbres mais aussi plantes. Je vis heureux,  enfin presque, J’ai quand même un problème : LA DÉFORESTATION.  Chaque année beaucoup de mes voisins sont arrachés,  coupés, puis transportés je ne sais où. Pourtant nous, les arbres, nous sommes essentiels !

  J’aimerais que l’on arrête cette bêtise, car les oiseaux, eux, n’ont pas d’endroits pour vivre et puis moi j’aime tellement entendre les « cui-cui » des oiseaux sur mes branches, dans leur nid, car moi je les protège de la pluie ou du froid. Mais ces choses ne me font pas peur car j’aime la pluie : elle me fait grandir ! Par contre le froid c’est une autre histoire ! Lui il me fait perdre mes belles feuilles vertes et puis après je me sens tout nu. Je trouve que les saisons sont amusantes  car, par exemple, le printemps, lui, me fait en quelque sorte revivre, car j’ai des bébés feuilles (ce qu’on appelle les bourgeons) qui commencent à repousser sur mes branches…

  Mais, dans cette forêt, je commence à m’ennuyer, à rester planté là.  J’aimerais tellement voyager, sans être arraché, bien sûr ! Les oiseaux qui migrent me racontent  leurs voyages, ça a l’air si beau ! Alors je sais que je suis un arbre, et que je ne peux pas voyager mais je peux protéger ceux qui en ont besoin et rendre la planète plus verte !!!

 

           Louise Marcelin


Ombú, le baobab des pays du Río de la Plata, Uruguay, 1997