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CANDIDE pastiches

 PASTICHES de L'INCIPIT de  CANDIDE (1657) de  VOLTAIRE réalisés par les élèves de 1ère L et Es du Lycée Français Jules Supervielle de MONTEVIDEO (Uruguay)



texte original:



      CANDIDE ou L'OPTIMISME  

 
Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la soeur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps.

Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.

Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l'oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.

Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.
                                                       

VOLTAIRE


auteurs:

                    Clara Darino, 1ère L
                    Anna González, 1ère ES        
                    María José Graña, 1ère ES

 


Rwager ou la Soumission

 

Traduit de l’anglais par Mme Avignon qui trouva ce texte d’auteur anonyme dedans un livre loué dans une bibliothèque à la Havane en 2001.

 

 

CHAPITRE

1

 

Comment Rwager fut une puissance

dans le monde du tout possible

et comment il fut détesté d’icelui

 

 

Il était une fois, dans le monde du tout possible, un pays à qui son créateur avait donné la meilleure des puissances possibles.

Son vaste territoire l’imposait devant toute autre région, sa politique était si solidaire qu’elle intervenait même au-delà du pays, son billet vert circulait sans limites, sa puissance s’étalait dans tout domaine; c’est, je crois, pour cette raison, qu’il s’appelait Rwager.

Monsieur le Président de Rwager était un des plus puissants hommes de l’univers, car son pays avait une grande pomme comme centre d’affaires. Sa grande pomme avait même de hauts buildings.

Ses habitants l’appelaient tous Mc Demagog, et ils l’adoraient quand il faisait ses discours sur la liberté et la démocratie dans le monde.

Les Rwagerje étaient les savants du monde, ils faisaient les plus grands apports à la culture universelle: une boisson, un hamburguer, une télévision.

L’écosocioéthicoécologie était la science que l’on enseignait à Rwager; on y apprenait à protéger l’environnement.

La science prouvait que le Rwager devait avoir un territoire avec le meilleur des environnements possibles. Pour cela, on ruinait les territoires étrangers, où on exportait les déchets de Rwager.

Dans le monde du tout possible, le pays Rwager était le plus puissant des pays, et  Mr Mc Demagog, le plus puissant des hommes possibles.

 

 

Clara Darino, 1 ère L, 2002



COMMENT LES URUGUAYENS VIVAIENT HEUREUX
DANS LE MEILLEUR DES PAYS



Il était une fois un merveilleux pays en Amérique Latine qui s’appelait Uruguay. C’était un petit pays au bord de la mer où le climat était idéal et où régnait la paix et l’harmonie. Les autres pays ignoraient son existence car sa perfection était telle qu’il se suffisait à lui-même au point de refuser toute sorte d’échanges.
Ses vastes plages étaient les plus enviées du monde pour leur eau marron et leur sable qui accueillait chaque jour des milliers d’objets usagés.
Il y avait tellement de gens intelligents que certains étaient envoyés à l’extérieur afin de répandre des connaissances à travers le monde et d’essayer de le rendre meilleur.
Les habitants n’avaient même pas besoin de travailler et, pour leur divertissement, ils passaient leurs journées et parfois même leurs nuits à distraire les personnes en voiture dans les embouteillages ou aux feux rouges en jonglant. Parfois leur bonté était telle qu’ils lavaient même les pare-brise.
De nombreux enfants jouaient toute la journée dans les rues, courant allègrement entre les voitures. Ils s’amusaient tellement qu’ils en oubliaient même de manger. Ils dormaient à l’air libre, écoutant le doux bruit des voitures et regardant le beau ciel étoilé.
Les déchets étaient déposés sur les trottoirs afin de nourrir les joyeux chiens de la rue. Ceux-ci n’appartenaient à personne, ils recevaient les soins et l’attention de tous les habitants.
Tout était pour le mieux dans le plus merveilleux des pays du monde.



Anna González, 1ère ES, 2002

LA SUPERBE-POBRA-FRIQUE

Il était une fois un continent si grand qu’il se faufilait entre deux océans. Il avait tellement de ressources naturelles et des animaux si étranges que l´on n´aurait jamais pu les voir ailleurs, des climats si variés qu´il y en avait pour tous les goûts. On le nommait Superbe-pobra-frique.

Il se faisait remarquer par son excellence au point d´être considéré comme un monde à part à l´intérieur du monde. C´est grâce à cette admiration que ses voisins sentaient envers lui qu´ils le baptisèrent “le centre du Tiers – Monde”

En Superbe-pobra-frique les gens n´avaient pas besoin de manger, ils avaient comme les chameaux un énorme réservoir de nourriture dans leur ventre. Leurs camarades des pays voisins conseillaient aux bébés de recueillir la plus grande quantité d’aliments possible. Leurs amis leur apprenaient que ce qu´ils recueilleraient en deux mois allait leur suffire pour se nourrir toute leur vie. Personne n’ignorait qu´ une fois que leur réservoir resterait vide la meilleure des maladies allait venir les emporter au paradis. Quand le sida venait les chercher pour qu’ils quittent le Superbe-pobra-frique, ils se sentaient bénis par la force du ciel mais ne pouvaient pas éviter de sentir de la peine pour leurs voisins qui, eux, ne vivaient pas dans le meilleur des mondes possibles. Ils savaient que leurs voisins n´allaient pas avoir la chance d´être emportés par la merveilleuse maladie, seule peut être une petite quantité aurait cette chance.

Les historiens pensent que les Superbe-pobra-fricains ont cherché par tous les moyens à compenser la tristesse de leurs amis qui, eux, vivaient dans le mauvais monde. Ce monde qui possédait seulement plusieurs industries, des entreprises partout dans le mauvais monde, des ports pleins de bateaux avec des marchandises qui y entraient et en sortaient. Pour conclure ils ne possédaient que la domination de quelques plusieurs presque incomptables grands petits pays du monde (toujours du mauvais, horrible et terriblement riche monde). C´est probablement à cause de cette pitié que les habitants du meilleur monde qui ont toujours été solidaires envers leurs frères, ont décidé de faire tout ce qui était à leur portée pour faire disparaitre leur peine. Au moins pour les encourager à continuer à vivre dans leur monde si méchant. Désormais ils allaient travailler pour eux tous les jours de leurs vies, hommes, femmes, vieillards et enfants, mais surtout sans recevoir un sou, ce qui rend leur attitude plus admirable encore.


María José Graña, 1ère ES, 2002



  MONTEVIDEO, décembre 2004        photo: Geneviève Sénéchal

"ACABEMOS CON LA POBREZA Y EL HAMBRE : CÓMASE UN POBRE"
"FINISSONS-EN AVEC LA PAUVRETÉ ET LA MISÈRE : MANGEZ UN PAUVRE!"